Nous passâmes une bonne nuit, bien que couché par terre, ce fut une bonne nuit … Puis vint la bonne femme : - Vous avez bien dormis ? - Comment ? barbouillai-je - Vous avez bien dormis ? - Ben, ce n’était pas une mauvaise nuit … Shaner se leva, avec ces bandages partout, sa démarche du réveil, on aurait dit une momie. Il partit s’asseoir sur une chaise, et dit : - Vous avez un chien ? - J’espère qu’il ne vous à pas trop empêchait de dormir ? répondit-t-elle - Vous savez, je ne l’ai entendu qu’une fois, mais vous savez combien c’est pratique un chien en plein désert ? - Ben, ça dépende quel type, si c’est un chihuahua, j’pense qu’vous n’irez pas très loin avec … - Vous l’avez déjà entendu aboyer ? - Bien sur, mais c’était un exemple, il nous empêche de dormir parfois, mais bon on s’y fait ! - Voulez vous qu’on vous en débarrasse ? - Oui, j’veux bien ! Shaner prit son arc et ouvrit la porte quand tout à coup la bonne femme l’interpella : - Vous comptez utiliser votre arc contre ce chien ? - Euh … C’est … C’est au cas ou … Shaner sortit de la maison. Il prit son arc en main, il avança doucement, discrètement. Moi j’émergeai … - V’lez un café ? demanda-t-elle - Vous avez ça chez vous ? Ben j’en veux bien un p’tit … Je dégustai mon café pendant que nous parlions, de tout et de rien à la fois, elle m’expliqua comment elle était arrivé là , je lui expliquai mes histoires avec Tête de Pin’s, elle m’expliqua ce que faisait son mari pendant la journée, je lui expliquai la « guerre » que j’avais mené. Nous parlâmes trois heures. Shaner n’était toujours pas rentré, mais je ne désespérai pas. Alors pour passer le temps je posai une question à cette dame : - Vous avez un fils ? - Oui, mais je ne sais pas où il est, mais il mène sa vie. - Comment s’appelle-t-il ? - Mendez A ces mots, je la fixai, elle-même ne comprenait pas pourquoi, alors elle me dit : - Vous l’connaissez ? - Non, c’est juste que j’ai un ancien ami qui se nomme Mendez. Permettez, je vais vérifier mon sac … - Allez-y, allez-y … Je partis regarder vers mon sac, je regardai mes affaires, car j’avais une grande crainte, celle qu’il revienne. - Alors vous avez tout ? - Oui, oui, je pense que je vais bientôt partir, je ne voudrais pas vous gêner plus que ça … A peine finit ma phrase que quelqu’un frappa à la porte, la bonne femme partit ouvrir. Elle poussa un cri, je ne pus m’empêcher de regarder qui était à la porte. A ma plus grande joie, ce fut Mendez, il était salement amoché. Il fallait partir au plus vite ! |